AUGMENTATION DU PRIX DES DENREES : Où est la fermeté du ministre du Commerce ?

Le tapage médiatique du ministre du Commerce, Abdel Karim Konaté dit Empé sur la baisse ou le contrôle du prix des produits de consommation courante est un fétu de paille.

Sur les marchés de la capitale, les prix des produits de large consommation à quelques jours du mois de ramadan flambent. Et pourtant, la semaine dernière, le ministre Konaté (Commerce et porte-parole du gouvernement) annonçait tambour battant une baisse des prix des produits de consommation sur le marché national en prélude au mois de ramadan.

Et d’affirmer qu’à partir du lundi (22 mai 2017, Ndlr), cette mesure entrait en vigueur. Nous avons sillonné plusieurs marchés de la capitale ces dernières vingt-quatre heures, la situation sur le terrain est plutôt mitigée. Tous les produits de consommation connaissent une augmentation.

A titre illustratif : le sac de 50 kilos de sucre est à 23 000 F CFA alors qu’il est cédé au détail à 600 F CFA. Le kilo de la viande se vend à 2500 F CFA, le poulet est à 2400 F CFA. Au même moment, le sac de riz monte à 18 500 F CFA et le kilo est à 400 F CFA, le prix de l’oignon de 250 à 400 passe à 500 F CFA. La pomme de terre est disponible au prix de 450 le kilo, l’huile Dinor va de 1100 est à 1250 F CFA.

Le poisson capitaine se fixe à 2750 F CFA et le sac de riz de 17 500 F CFA récemment affiche 18 500 F CFA. Des prix et chiffres qui contredisent les prévisions du ministre du Commerce. Pour entretenir le flou autour de sa gestion de dossier, Abdel Karim Konaté alias Empé n’a trouvé d’autre astuce que de gaver les consommateurs d’illusions.

Abdoul Latif

MOIS DE RAMADAN : Le prix des produits augmentent déjà

 Le gouvernement fait état de diminution du prix des produits alimentaires pour le mois de ramadan, sur les marchés la réalité est autre. Témoignages de consommateurs invités à prendre leurs vessies pour des lanternes.

 A quelques jours du début du mois du jeûne musulman, les prix des produits consommables augmentent de jour en jour nonobstant la tentative du gouvernement de les stabiliser.

Les prix du sucre, du poisson ou de l’huile connaissent présentement une hausse remarquable. Si le kilo du sucre est de 600 F CFA depuis quelques semaines, voire quelques mois au grand dam des consommateurs, le litre d’huile était au contraire bien abordable.

Jusqu’ici, un litre d’huile « Dinor » était fixé de 1100 F CFA. Cette semaine, il faut débourser 1250 F pour un litre, le bidon de cinq litres étant passé de 4000 à 5000 F CFA.

Selon Omar Soula, vendeur de viande au marché Dibida, le gouvernement veut être la chose et son contraire. « J’ai appris le communiqué faisant état d’une diminution du prix des produits mais ce qui est difficile à expliquer c’est que nous vendons de la viande ici, et il ne peut pas comprendre à quel point les bœufs sont devenus chers en ce moment. Nous sommes prêts à baisser le prix si le prix des bœufs diminue », dit-il.

Toutefois, on note une petite baisse. Le kilo est passé de 2500 à 2250 F CFA, soit une diminution de 250 F CFA. Fanta Coulibaly (consommatrice) : « Je ne comprends plus rien, on nous dit que les prix vont baisser mais nous constatons le contraire une fois au marché. Les choses ont plutôt augmenté, rien n’a en réalité diminué ».

A cela, il faut ajouter le changement au niveau de certains produits comme l’oignon, la pomme de terre, le poulet. Ils ont connu une augmentation d’à peu près 25 %. « L’oignon était à 250 F CFA le kilo et aujourd’hui, il est à 400-500 F CFA le kilo. La pomme de terre est passée de 300 F CFA à 450 F CFA le kilo. Le poulet de 2000 F CFA à 2400 F CFA le kilo », explique Fanta.

Le poisson reste à son ancien prix, mais le riz connaît une petite augmentation du sac 50 kilos. Il passe de 17 000 à 18 500 F CFA.

Oumou Traoré

source: La Lettre du Mali 

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